Conseils pratiques wwoofing guide

Published on juin 18th, 2014 | par Charlotte

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Wwoofing, guide pratique – Mes conseils pour préparer et réussir son séjour

Le wwoofing, qu’est-ce que c’est ?

L’acronyme WWOOF signifie « World Wide Opportunities in Organic Farms ». Le réseau WWOOF est donc un réseau mondial qui permet à des volontaires d’entrer en contact avec des fermes biologiques. En très résumé il s’agit d’un échange assez classique de travail contre hébergement et nourriture. Un «wwoofeur» est accueilli par un «hôte» auquel il donne un coup de main. Dans la pratique c’est bien sûr beaucoup plus que cela. Le wwoofing ce sont avant tout des échanges. Echanges de pratiques et de compétences, échanges culturels, échanges de savoirs, échanges d’expériences, etc. Si vous souhaitez faire du wwoofing il y a quelques questions à se poser et différentes étapes à respecter.

Les différentes étapes

1. Se renseigner sur ce qu’est le wwoofing

chevre-gros-planLa première question à vous poser c’est de savoir si vous avez envie de faire du wwoofing. Pour pouvoir y répondre, il faut déjà avoir une idée assez claire de ce que c’est. Pour cela, vous pouvez par exemple vous renseigner sur internet ou lire mes articles sur mes expériences de wwoofing en Sologne et dans les Vosges. Renseignez-vous aussi sur le site officiel du wwoofing (en anglais) sur lequel vous pourrez trouver des réponses à la plupart de vos questions. Si vous connaissez des personnes de votre entourage qui ont déjà fait du wwoofing, n’hésitez pas à en parler avec elles.

2. Choisir le pays dans lequel vous voulez aller

Personnellement j’ai pour l’instant fait du wwoofing en France, en Estonie et en Corée, mais il est possible d’en faire dans presque tous les pays du monde. La plupart des pays ont une antenne nationale. Il existe aussi un site qui regroupe les hôtes dont les pays n’ont pas d’antenne nationale. Certains pays ont des listings regroupant des dizaines voire des centaines de fermes et d’autres n’en ont qu’une poignée. Vous pouvez retrouver les liens vers les principaux sites de wwoofing à la fin de cet article.

3. S’inscrire sur le site

Si pour certains pays l’inscription est gratuite, dans la plupart des cas il vous faudra payer une cotisation pour accéder aux informations de contact des hôtes. Le prix varie en fonction des pays mais pour vous donner un ordre d’idée, pour la France par exemple il est de 20€ pour une personne pour un an. Pour l’Estonie il est de 9€, également pour un an. Il faut prendre en considération le fait que certains pays ont une liste d’hôtes très fournie et d’autre une liste très réduite. Par exemple, il n’y a que 8 fermes sur le site de la Lituanie mais l’inscription est gratuite.

4. Sélectionner quelques endroits

Passez en revue la liste des hôtes en vous posant plusieurs questions :

poules wwoofing

  • Quel type de travail avez-vous envie de faire ?

Y a-t-il quelque chose qui vous intéresse plus ? Par exemple moi j’aime les animaux en général et j’avais donc envie de travailler avec eux. C’est comme ça que je me suis retrouvée à travailler dans une ferme équestre ou encore avec des chèvres. J’ai aussi eu l’occasion de travailler dans un restaurant vegan en Corée. Peut-être que ce sont d’autres choses qui vous intéressent comme par exemple l’herboristerie ou le maraîchage ? Ou encore les techniques d’éco-construction ?

  • Dans quel genre d’ambiance avez-vous envie de vous retrouver ?

Dans une famille ? Seul avec un berger isolé dans la montagne ? Dans une communauté ? Les profils des hôtes wwoof sont très variés et grâce aux présentations sur le site, vous trouverez sûrement ce qui vous convient. Quand j’ai fait du wwoofing dans une ferme équestre dans les Vosges par exemple, un aspect qui m’avait attirée vers cet endroit lors de ma recherche c’était le fait qu’ils travaillaient avec des jeunes en rupture et des personnes handicapées.

  • Dans quelle région voulez-vous aller ?

wwoofing-etangPeut-être avez-vous depuis longtemps envie de découvrir un pays ou une région ? Peut-être avez vous envie de voir la mer ? D’aller à la montagne ? Vous avez peut-être envie de partir assez loin ou au contraire de ne pas trop vous éloigner car vous n’avez pas beaucoup de temps ou d’argent à consacrer au transport. Ces questions sont importantes et elles vous aideront aussi à cibler votre recherche car souvent les hôtes sont classés par régions.

  • De quel confort avez-vous besoin ?

Certains hôtes vous proposent une chambre individuelle, d’autres une place dans un dortoir ou une tente dans le jardin. Chez certains vous trouverez tout le confort moderne, avec eau courante et accès internet, chez d’autres le confort sera plus sommaire. A vous de réfléchir à vos besoins.

  • Combien de temps voulez-vous partir ?

Une expérience de wwoofing peut durer une semaine comme un mois ou deux. Certains hôtes ne prennent des wwoofeurs que pour des séjours d’une durée  minimum (au moins deux ou trois semaines par exemple) tandis que d’autres acceptent des séjours très courts, d’à peine une semaine. Personnellement, je pense qu’en dessous d’une semaine ça devient vraiment trop peu.

Sur base de ces quelques critères, je vous conseille de sélectionner quelques endroits qui vous intéressent. Ainsi, si votre premier choix se trouve dans l’impossibilité de vous accueillir, vous ne devrez par recommencer à parcourir toutes la liste des hôtes.

wwoofing-barriere

5. Contacter votre hôte

Une fois que vous avez trouvé l’endroit de vos rêves, il vous reste à contacter votre hôte. Le contact peut se faire par mail ou par téléphone. Parfois l’hôte indique explicitement comment il souhaite être contacté (uniquement par mail par exemple ou par téléphone entre telle et telle heure). Respectez ces recommandations car les personnes que vous allez contacter travaillent souvent beaucoup et ne sont pas en capacité de vous répondre à n’importe quelle heure.

wwoofing-chatDe même, si vous contactez une ferme par mail, soyez patient. En général vos futurs hôtes ne sont pas connecté en permanence à internet et mettent parfois un peu de temps à répondre. Il vaut d’ailleurs mieux s’y prendre un peu à l’avance pour organiser son séjour. N’envoyez pas non plus des dizaines de mails en même temps, le mieux est de contacter une seule ferme à la fois, pour ne pas leur faire perdre leur temps. Si vous vous y prenez un peu à la dernière minute mieux vaut sans doute, dans la mesure du possible, contacter les hôtes directement par téléphone.

Lorsque vous contactez vos potentiels futurs hôtes, n’hésitez pas à poser des questions, notamment sur le type de travail qui vous sera demandé, la façon dont les journées sont organisées, etc. Une question qui peut être importante aussi c’est de savoir s’ils accueillent plusieurs wwoofeurs à la fois ou non. Les choix à ce propos sont multiples et dépendent souvent de la taille de l’exploitation, du travail à effectuer mais aussi parfois de la façon dont les hôtes envisagent le wwoofing. Ainsi, certains endroits font explicitement le choix de n’accueillir qu’un seul wwoofeur à la fois tandis que d’autres en accueillent plusieurs. L’une solution comme l’autre a ses avantages et ses inconvénients.

Enfin, ça va de soi, mais si vous vous engagez quelque part et que vous avez un problème qui vous empêche finalement de partir, le minimum est de prévenir les personnes qui vous attendent.

wwoofing-jardin

A garder en tête

N’oubliez pas que malgré tous les aspects très chouettes le wwoofing c’est quand même du travail. Souvent vous devrez vous lever le matin car le travail à la ferme commence tôt. Le travail peut être parfois très fatiguant. Je pense par exemple au travail de maraichage qui bien que très intéressant peut être physiquement éprouvant, surtout quand on n’a pas l’habitude. Par contre un côté très positif de ce travail est le fait que vous vous sentirez souvent utile. Les fermes bio sont en général des petites exploitations dans lesquelles il y a beaucoup de choses à faire sans grands moyens. Le wwoofing sera donc pour vos hôtes autant un moyen de recevoir un peu d’aide que d’avoir un échange riche et de pouvoir partager des expériences et des valeurs. En faisant du wwoofing vous serez souvent réellement utile et c’est un sentiment assez agréable.wwoofing guide

A certains moments, vous apprendrez de nouvelles choses, à d’autres vous devrez effectuer des tâches parfois ingrates. Le travail a des aspects ludiques mais comme partout il y a aussi des tâches répétitives et pas toujours amusantes. Si le wwoofing est un échange de savoirs et de compétences, vos hôtes ne sont pas des G.O et vous n’êtes pas dans une animation « une semaine à la ferme » du Club Med.

Vous ne serez pas non plus tout à fait libre de faire ce que vous voulez. C’est vrai que quand on parle de 4 ou 5 heures de travail par jour, cela peut paraître peu et on s’imagine facilement qu’on va pouvoir consacrer tout le reste de son temps à faire du tourisme, à visiter la région. Cependant, dans la réalité, c’est un peu différent. D’abord, vous ne devrez peut-être pas travailler 5 heures d’affilée, mais ces heures pourront être réparties sur la journée. C’est tout simplement les besoins du travail qui en décident ainsi. Ensuite au delà, du travail en lui-même, vous partagerez également les autres moments de la vie de la famille ou de la communauté dans laquelle vous vivrez. Les repas, certains loisirs, les tâches ménagères… Cela occupe du temps également mais fait évidemment partie de l’expérience.

Mes recommandations

Si vous avez vraiment besoin de vacances et de repos, posez vous les bonnes questions avant de vous décider pour le wwoofing. Quand on fait du wwoofing, on a souvent un rythme de vie assez sain, et le fait de faire une activité physique la journée, d’être au grand air et d’aller dormir tôt peut-être plus reposant que de sortir en boite tous les soirs et de comater sur une plage le lendemain. Mais si vous avez juste envie de faire la fête et de vous poser les pieds en éventails sous un parasol (ce qui est très agréable aussi ☺), ne partez pas faire du wwoofing…

Si vous avez absolument envie de visiter la région dans laquelle vous partez et que vous avez envie de faire un peu de tourisme, prévoyez quelques jours avant ou après votre séjour en wwoofing, et ce pour éviter toute frustration.

Sites internet utiles

Le site du wwoofing

Le site de wwoof international

Le site wwoof des indépendants

Le site de wwoof France

Le site de wwoof Belgique

wwoofing-coucher-de-soleil


About the Author

Voyageuse depuis de nombreuses années, Charlotte parcourt le monde et partage ses carnets de voyage, ses conseils et ses réflexions sur son blog. Rejoignez-moi sur mon profil Google+



One Response to Wwoofing, guide pratique – Mes conseils pour préparer et réussir son séjour

  1. marion says:

    Bonjour Charlotte,

    Merci pour ce guide pratique super complet,j’ai aussi lu tes aventures de wooffeuse en Coréee.
    Sais-tu quels sont les endroits près de Séoul ou des grandes villes ou l’on peut woofer? Ça me permettrai de visiter la ville pendant les jours off.
    Pour tous te dire, je cherche un peut partout,je ne sais pas encore si je veux faire un échange entre famille( je ne sais même pas si c’est possible en Corée ;[ ) ou du woofing ou encore partir avec le visa travail-étude pour pouvoir apprendre le coréen( vu que je n’ai aucune base) et aussi pour trouver un job (ça ca veux dire budget limité;)).

    Aurais-tu des infos la dessus?
    Y as t-il des possibilités pour des échanges entre étudiants par exemple?
    Je sais qu’il faut que je bosse les bases de la langue, mais sais tu si il y a des jobs pour ceux qui ne parlent pas ou très peu la langue?

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