Carnets de voyage lituanie plage

Published on septembre 7th, 2014 | par Charlotte

4

De Vilnius à Klaipeda, mon séjour en Lituanie

Mercredi 27 août – Dimanche 31 août

Vilnius

Mercredi matin 8h. Le bus s’arrête sur un petit parking près d’un grand centre commercial encore fermé. Je sors, il fait frisquet. Je ne sais pas où je dois aller alors j’attends un peu pour voir. Nous sommes quelques « sac à dos », debout dans le petit matin à rester plantés là pendant que le bus redémarre. Au bout de quelques minutes on se réveille et on se concerte. Personne ne sait où on est donc on demande à une gentille dame qui nous montre une tourelle au loin. Le centre-ville est dans cette direction et notre instinct de touriste fait démarrer les muscles de nos petites jambes qui nous entrainent irrémédiablement en direction de la tourelle.

Une fois à proximité du centre, je suis les panneaux qui indiquent l’office du tourisme et j’y récupère de précieuses informations. Un plan de la ville d’abord, pour me repérer, la direction de la gare ensuite, pour aller déposer mon sac à la consigne, et pour terminer, deux mots : « labas » et « atchou », histoire de rester polie en terre étrangère, bonjour et merci.

Devant moi, une longue journée… Ce soir je fais du couchsurfing, je dors chez Viljia. Mais Viljia ne rentre chez elle qu’à 9h ce soir et d’ici là, à moi de trouver des occupations.

vilnius lituanieUne fois débarrassée de mon sac, je pars à la découverte de la ville. Un mini château en haut d’une colline avec une vue sur la ville (la fameuse tourelle), une cathédrale, un palais des ducs, un parc et, comme en Pologne, des églises à tous les coins de rue. Je rentre dans chacune d’entre elles et j’essaie de me reposer. Dans le bus j’ai dormi peut-être deux heures et je commence à avoir un peu de mal à rester éveillée. De temps en temps je m’endors un peu sur le banc et puis un groupe de touristes entre et me réveille. C’est toujours 2 minutes de sommeil de gagné…

Après avoir fait le tour complet du centre-ville et de ses églises, je vais manger. Il commence à pleuvoir. Je me dis que le meilleur moyen de passer le temps est de faire quelque chose d’intéressant même si je suis fatiguée. Alors je vais au musée du génocide. Le musée est très intéressant, il raconte l’occupation russe en Lituanie pendant et après la deuxième guerre mondiale (entrecoupée d’une petite occupation germanique) et les déportations de familles entières vers les camps et les goulags. Il raconte aussi l’histoire des Partisans planqués dans les forêts et qui ont lutté de longues années contre l’occupant soviétique.

Le bâtiment qui abrite le musée accueillait auparavant les bureaux du KGB. On peut donc y voir des objets de l’époque et on peut visiter le sous-sol où se trouvent encore les cellules et les salles d’interrogatoire. Très intéressant donc, ce musée, même s’il fait un peu l’impasse sur la période de l’occupation allemande et d’un autre génocide. Cette partie de l’histoire semble un peu plus difficile à aborder pour les Lituaniens car une partie d’entre eux a activement participé à la chasse aux juifs. La Lituanie est d’ailleurs l’un des pays dans lequel le taux d’extermination a été le plus élevé avec au moins 90% de la population juive éliminée.

lituanie vilnius

Après ce petit interlude historique, retour dans le présent. Je mange à nouveau, je récupère mon sac à la gare et je me rends chez Vilija qui m’accueille chez elle. Elle a eu un dur week-end, j’ai eu une dure journée, nous allons dormir tôt.

Le lendemain, je fais la grasse mat’ puis je vais encore un peu me balader. Mais bon, Vilnius n’est pas une grande ville, j’ai déjà tout vu.

Vilija fait partie d’une chorale et ce soir ils chantent quelques chansons pour le vernissage d’une exposition de peinture d’un artiste local. C’est ouvert à tous, donc j’y vais. Après ça, nous allons boire un verre chez une amie de Vilija en compagnie d’une autre amie. On discute de plein de choses, de l’histoire de la Lituanie, de la situation actuelle, de l’arrivée prochaine de l’Euro (la monnaie lituanienne est le Litas mais le pays passe à l’euro le 1er janvier 2015).

Autostop

Ma prochaine étape est Klaipeda, sur la côte. Je décide d’y aller en stop. Viljia a l’habitude de faire du stop et elle peut donc m’indiquer où je dois me rendre pour tendre le pouce. Elle me conseille de prendre un trolley-bus et ensuite de marcher un peu jusqu’à proximité d’une station-service. Mais quand je descends du trolley-bus à l’arrêt donné par Vilija, je ne vois pas tellement comment je peux marcher dans la direction indiquée puisque je devrais marcher sur l’autoroute. Je comprendrai plus tard que ce n’est pas un problème pour les Lituaniens, il y a plein de gens qui marchent au bord de la route…

Il y a là deux jeunes, avec des sacs et une tente. Je leur demande s’ils savent où je peux me placer pour faire du stop et ils me disent que eux aussi vont faire du stop, qu’ils vont prendre un bus pour aller se poster un peu plus loin. Je vais donc avec eux. Après quelques arrêts, ils m’indiquent un endroit, je descends. C’est un carrefour avec des feux à l’entrée de l’autoroute, ça a l’air très bien. Je me mets du bon côté, dans le sens qui indique « Kaunas » puisque c’est ma direction, et je lève mon pouce à l’arrêt de bus avec mon petit panneau « Klaipeda ».

Au bout de 2 minutes, voilà un bus qui arrive. Il s’arrête et le chauffeur descend. Il me regarde d’un air mécontent. Il me dit quelque chose, je m’approche pour voir ce qu’il veut et lui montrer que je ne comprends pas ce qu’il me dit. Il me parle et fait des gestes et petit à petit je comprends qu’il n’est pas content parce que je ne suis pas au bon endroit pour faire du stop vers Klaipeda. Il me fait signe d’entrer dans le bus, je m’exécute.

Quelques minutes plus tard, quand nous arrivons au terminus, je me lève pour descendre mais il me fait signe de rester encore. Il fait demi-tour et s’arrête dans un petit parking. Il doit attendre là quelques minutes avant de repartir. Il en profite pour me dessiner un plan pour me montrer là où je devrai me positionner quand il me déposera.

Le bus repart, il passe devant l’arrêt où j’étais descendue du trolley-bus et continue sur la route que j’étais censée prendre à pied. Apparemment les recommandations du chauffeur de bus correspondent à celles de Viljia. Il me dépose à la station-service, me fait un grand sourire et un petit signe de la main et il repart. Maintenant il est content, je suis au bon endroit.

Et c’est en effet un bon endroit ! Je n’ai pas dû attendre une minute qu’une voiture s’arrêtait. Marius se rendait à Klaipeda pour aller rejoindre sa mère et sa fille. Il m’a emmené jusque-là.

Klaipeda

lituanie soleil

A mon arrivée à Klaipeda vers 15h il fait beau, il fait chaud, il y a des pédalos. Je me rends à l’auberge où j’ai réservé et je suis accueillie très gentiment par Martinas, le maitre des lieux. Je pose mes affaires, je fais mon lit, je récupère un plan de la ville et je m’en vais sous le soleil. Je fais un petit tour dans la ville, je vais voir un peu les bateaux et puis je prends le ferry pour passer sur le  « Curonian Spit » ou « Isthme de Courlande » en français. Je traverse le spit en largeur par un chemin à travers les bois et j’arrive sur la plage. Je suis contente de revoir la mer ! Un peu les pieds dans l’eau, et puis longtemps le cul dans le sable, je profite de la vue, du calme et du soleil.

plage lituanie

Le soir, de retour à l’auberge, je fais la connaissance de Jonathan, un belge qui vient de traverser la Russie par le transsibérien depuis Vladivostok jusqu’à Moscou. On va prendre un verre avec plusieurs personnes dont des Allemandes qui sont sympas mais un peu jeunes et pas très intéressantes. Du coup je discute avec Jonathan dont l’expérience sur le transsibérien m’intéresse bien plus.

Le lendemain, le soleil est déjà parti et le ciel est gris. J’en profite pour trainasser un peu à l’auberge et pour écrire pour le blog. L’après-midi je vais sur le Spit et je marche vers l’extrémité nord. Je visite l’expo en plein air sur la vie des pêcheurs d’autrefois avec reconstitution de leur habitat et exposition d’objets. J’arrive ensuite au Delphinarium. Par la vitre je peux voir les pauvres dauphins tourner en rond dans leur aquarium, c’est assez triste. Je vais au musée de la mer. En fait c’est plutôt un aquarium. Je reste un peu mais l’endroit est plein de familles avec des gamins qui courent dans tous les sens et qui font beaucoup de bruit.lituanie peche

Le soir, Paulo, un espagnol de l’auberge me propose de l’accompagner boire un verre avec d’autres gens. Paulo est arrivé à Klaipeda il y a quelques jours pour y étudier pendant 4 mois et ce soir il va boire un verre avec d’autres étudiants Erasmus. C’est assez marrant, ils sont toute une bande d’une douzaine d’étudiants, ils viennent d’un peu partout. Il y a surtout quatre indiens qui sont très chouettes et qui me posent plein de questions sur la vie à Klaipeda auxquelles je suis évidemment incapable de répondre.

lituanie phareLe lendemain le soleil est de retour ! Je retourne sur le Spit, et cette fois je prends le bus jusqu’à Nida à l’extrémité sud de la péninsule, près de la frontière avec Kaliningrad (c’est-à-dire la Russie). Je me promène, je vais à la plage, c’est joli. Sur le ferry, les enfants jettent du pain aux mouettes et les mouettes attrapent les morceaux au vol.

ferry lituanie

Le lendemain je prends le bus pour Riga pour me rendre en Lettonie. Nouveau pays, nouvel article. Le prochain sera court, je ne suis restée que deux jours dans le pays…

Article précédent: Une semaine en Pologne

Article suivant: Un peu de Lettonie et d’autres choses


About the Author

Voyageuse depuis de nombreuses années, Charlotte parcourt le monde et partage ses carnets de voyage, ses conseils et ses réflexions sur son blog. Rejoignez-moi sur mon profil Google+



4 Responses to De Vilnius à Klaipeda, mon séjour en Lituanie

  1. Nico says:

    « Après cet interlude historique, je mange à nouveau »… Sacrée Charlotte!
    J’espère que la bouffe est bonne. Et ton moral aussi.
    Vivement le prochain article.

    • Charlotte says:

      Sacré Nico qui veut que je réponde à son commentaire !
      En tout cas en Corée la bouffe est plus que bonne. Mon moral se porte bien et te remercie.
      Vivement le prochain skype 😉

  2. Friedrisch says:

    En tous cas, les chauffeurs de bus ont le sens de l’ordre!! Chaque chose a sa place et j’aime ça!

  3. Patrick Sébastien says:

    Que de Sacrées Soirées!!! Et tournez les serviettes!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Back to Top ↑