Carnets de voyage oulan-oude transsiberien

Published on novembre 3rd, 2014 | par Charlotte

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Transsibérien (Irkoutsk-Oulan-Oude-Vladivostok)

Lundi 29 septembre – Mardi 7 octobre 2014

[Toutes les photos d’Oulan-Oude sont dans Oulan-Oude – Photos ]

Lundi 29 septembre, je reprends le train, cette fois pour un court trajet d’à peine 8h. ­C’est une belle portion de la voie ferrée, le train longe le lac pendant une bonne partie de la journée. J’arrive à Oulan-Oude vers 16h.

Oulan-Oude

Oulan-Oude est la capitale de la Bouriatie. La Bouriatie est une région du sud de la Sibérie à la frontière avec la Mongolie. On ressent fort la présence de la culture mongole toute proche, ne serait-ce qu’au physique des gens dans la rue. La population est composée d’un mélange des Russes au physique caucasien et de Bouriates aux traits très proches de ceux des mongols.oulan-oude lenine

Il fait froid mais beau. Les gens mangent des glaces. L’air est vivifiant et la lumière est belle. Il fait calme, il y a de la musique dans la rue. Sur la place principale de la ville trône une énorme tête de Lénine, la plus grande du monde. Dans toutes les villes russes il y a une statue de Lénine. Ici c’est juste la tête, ça change un peu de d’habitude.

Le Datsan d’Ivolguinsk

Le mardi je me rends au « Datsan d’Ivolguinsk », un monastère bouddhiste situé à une vingtaine de kilomètre d’Oulan-Oude. Ce temple a une histoire particulière car sa construction fut autorisée en 1946 par Staline. C’était alors l’un des deux seuls temples en activité de toute la Russie.

oulan-oude datsanLe datsan est constitué d’un ensemble de constructions, quelques habitations, des bâtiments administratifs, et des temples plus colorés les uns que les autres. C’est un bel endroit, paisible. Tout autour c’est la steppe, les vaches et les chevaux et, au loin, les montagnes.

Je me promène d’abord dans l’enceinte du datsan et je vais ensuite marcher un peu aux alentours en direction d’une petite construction. Les arbres sont tous remplis de tissus colorés. Des chiens m’accompagnent. Ils courent loin puis reviennent. Ils sautent au-dessus des fossés et gambadent entre les buissons. Ils sont beaux dans le paysage.

oulan-oude chiens

Rencontre cycliste

A mon retour à l’auberge, je fais la connaissance de Patricia et Christian qui voyagent à vélo. Ils sont partis de France pour 3 ans de voyage autour du monde et cela fait maintenant 6 mois qu’ils sont en route. En discutant nous nous rendons compte que nous prenons le même train pour Vladivostok dans deux jours. Ils ont le même projet que moi : prendre le ferry à Vladivostok pour aller en Corée du Sud. Ce sont les premiers voyageurs que je rencontre qui prennent cette route. Quasiment tous les touristes bifurquent ici vers la Mongolie. Ils vont en bus jusqu’à Oulan-Bator et après quelques jours en Mongolie, rejoignent Pékin par le transmongolien.

Quelques visites

Le jour d’après je vais au musée ethnographique qui se trouve aux abords de la ville. C’est un grand espace extérieur avec des reconstitutions des différents types d’habitats de la région à travers les âges et les ethnies. Ici aussi je me lie d’amitié avec un chien, un tout petit cette fois, qui fera toute la visite avec moi. Je l’appelle Rocky.oulan-oude rocky

Il y a aussi d’autres animaux, dans une sorte de petit parc animalier, notamment des ours, des loups et des tigres, enfermés dans des cages vraiment pas grandes. C’est assez triste. Heureusement Rocky est là pour me redonner le sourire !

Je me rends ensuite au « Datsan Rinpotche Bagcha », un temple tibétain, installé sur une esplanade qui surplombe la ville. Je profite un peu de la vue et je me promène autour pour admirer les diverses statues colorées et souvent un peu étranges, avant de rentrer à l’intérieur du temple. Des moines sont installés au centre et psalmodient des textes. Les voix se mélangent et composent une mélodie. Cela me fait penser au son d’un didgeridoo.

transsiberien monasteremonastere transsiberien

 

En fin d’après-midi, je vais au musée de la nature qui présente la faune et la flore de la région. J’y vois donc encore des animaux mais empaillés cette fois. Il y a aussi une maquette du lac Baïkal.

Avant de rentrer, je me promène encore un peu en ville. L’ambiance est toujours aussi agréable. L’air frais, le ciel bleu. transsiberien rue

Je vais ensuite manger dans une cantine qui se trouve à 3 minutes à pied de l’auberge, sur la place principale, face à la tête de Lénine. Depuis que je suis en Russie je mange souvent dans ce genre d’endroit. On prend un plateau, et on passe devant les différents plats. Il me suffit de montrer ce que j’ai envie de manger et les dames russes me servent leurs bons petits plats. Le prix est souvent indiqué au poids et c’est toujours bon marché. Ce sont des plats simples mais bons, le genre de chose qu’on mangerait à la maison.

C’est dans cette cantine sur la place que j’aurai pris presque tous mes repas durant mes trois jours passés à Oulan-Oude. C’est pas cher, c’est bon, que demander de plus ? Et puis j’aime parfois prendre des petites habitudes, même si ce n’est que pour quelques jours…

­­­Transsibérien, suite et fin

Après un bon bol d’air à la découverte de la Bouriatie et du lac Baïkal, la suite de mon voyage en train m’attend. Je vais cette fois passer 3 jours dans le train, du jeudi 2 octobre jusqu’au dimanche 5 octobre. Cette seconde partie s’annonce différente des 4 jours entre Moscou et Irkoutsk. Ce tronçon de la voie est moins fréquenté, avec moins d’arrêts. Et puis cette fois, j’ai des amis dans le train !

transsiberien rails

Christian et Patricia m’ont demandé si je pouvais les aider à embarquer leurs vélos dans le train. C’est toute une affaire. Si le numéro du train et du wagon sont indiqués bien à l’avance, le numéro du quai par contre, n’est annoncé que peu avant l’entrée du train en gare. Et Christian et Patricia ont beaucoup de choses à transporter jusqu’au bon quai, en peu de temps. Les vélos sont emballés dans des grands sacs et puis il y a toutes les sacoches avec le matériel de campings et tout le bazar. A l’arrivée du train c’est donc la course. Nous devons monter sur la passerelle et redescendre pour accéder au bon quai avec tous les sacs qui sont assez lourds. Heureusement, le train reste en gare une bonne vingtaine de minutes. Nous nous lançons donc dans une espèce de course-relais pour à la fois transporter et surveiller tous les sacs et finalement, mission accomplie, tout est à bord !

Les trois jours passent rapidement. Cela me semble presque trop court. C’est que j’ai pris mes habitudes dans cet environnement inhabituel. J’aime voir le temps passer lentement et l’espace défiler derrière la vitre. J’aime me réveiller la nuit et observer l’intérieur du train qui dort et l’extérieur, le paysage toujours en mouvement.

transsiberien trainLe train est beaucoup moins rempli que lors du voyage entre Moscou et Irkoutsk. Mon wagon est la plupart du temps à moitié vide. En plus de ma couchette, je dispose donc de mon petit salon personnel le long du couloir où je m’installe pour manger, regarder le paysage et écouter de la musique. Tout comme la dernière fois, je lis beaucoup. Les arrêts sont moins fréquents et on a moins l’occasion de se dégourdir les jambes.

Je passe aussi un peu de temps avec Christian et Patricia qui sont installés deux wagons plus loin. Je vais chez eux manger des nouilles ou boire un thé et on s’échange des livres et on discute. Le dernier soir, nous décidons de fêter la fin de notre voyage sur le transsibérien dans le wagon restaurant du train. Nous trinquons à la bière russe tout en observant le soleil se coucher sur les magnifiques paysages traversés.

transsiberien cyclistes

Et puis c’est l’arrivée à Vladivostok, le bout de la ligne, le bout de la Russie, presque le bout du monde. Et la fin de mon aventure transsibérienne ! J’ai fait plus de 10 000 kilomètre en train et me voilà presque en Asie.

Et voici ce que ça donne sur une carte !

Vladivostok

transsiberien vladivostokLes jours suivants, je les passe à visiter Vladivostok parfois en compagnie de mes amis cyclistes et parfois seule. Vladivostok est une ville toute en collines et en ponts. Certaines rues sont très escarpées, on se croirait à San Francisco, même si je n’y ai jamais mis les pieds. Nous prenons le téléphérique pour avoir une vue sur la ville. Le téléphérique est mignon, il est tout petit. Nous allons manger des gâteaux délicieux dans un petit salon de thé. Et le dernier soir, on se fait une bouffe dans un resto russe. Demain c’est encore un nouveau départ, on troque le train pour le bateau et on prend la mer pour la Corée du Sud, l’Asie !

Dans le prochain article, je vous raconterai les joyeuses 22 heures passées sur le ferry. Au programme : une ambiance de Noël, quelques bières, de la bonne bouffe, un anniversaire, et une éclipse de lune.

En attendant, retrouvez toutes les photos d’Oulan-Oude dans Oulan-Oude – Photos

Article précédent: Lac Baïkal – Irkoutsk et l’ile d’Olkhon


About the Author

Voyageuse depuis de nombreuses années, Charlotte parcourt le monde et partage ses carnets de voyage, ses conseils et ses réflexions sur son blog. Rejoignez-moi sur mon profil Google+



One Response to Transsibérien (Irkoutsk-Oulan-Oude-Vladivostok)

  1. Juan-Chantal says:

    Presque trop court dit-elle …

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