Conseils pratiques transsiberien

Published on octobre 10th, 2014 | par Charlotte

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Transsibérien – Informations pratiques et conseils

Vous avez envie de prendre le transsibérien mais vous avez l’impression que c’est trop cher ou trop compliqué ?

Si vous passez par une agence cela risque en effet de vous coûter très cher…

Mais si vous y allez tout seul, et bien ce n’est pas si compliqué que ça.

Voici quelques informations et conseils pratiques basés sur mon expérience dans le transsibérien aux mois de septembre et octobre 2014.

Les différents types de classes

Il y a trois classes différentes dans les trains qui circulent sur les voies du transsibérien:

  • Première classe : compartiments de 2 couchettes
  • Deuxième classe (ou koupe) : compartiments de 4 couchettes
  • Troisième classe (ou platskart) : « wagons-dortoirs » d’une cinquantaine de couchette

Personnellement j’ai toujours voyagé en platskart mais certains voyageurs préfèrent aller en 2ème classe.

De ce que j’ai pu apercevoir en traversant le wagon, il y a un peu plus de place en 2ème classe notamment sur la couchette du haut (assez d’espace pour s’assoir ce qui n’est pas le cas en platskart).

Cependant je pense que si on évite les périodes de grande affluence (surtout juillet-août), la plupart du temps les wagons de 3ème classe ne sont pas totalement remplis ce qui les rend beaucoup plus agréables. Au mois d’octobre par exemple, j’ai voyagé dans des wagons qui étaient souvent à moitié vides (surtout sur le tronçon entre Oulan-Oude et Vladivostok) ce qui était d’autant plus confortable.

Choisir sa couchette

La première chose à faire est de savoir si l’on veut dormir sur une couchette du haut ou du bas. Si l’on est à deux, le mieux est de prendre deux couchettes l’une au-dessus de l’autre. Si l’on est seul le choix est plus compliqué.

transsiberien wagon

Couchette du bas

  • Avantage : Plus confortable parce que pas besoin de faire de l’escalade pour aller se coucher, assez d’espace en hauteur pour s’asseoir, et on voit mieux le paysage.
  • Inconvénient : L’usage veut qu’on accueille la personne qui dort au-dessus pendant la journée. On ne peut donc pas dormir ou s’allonger quand on veut.

Couchette du haut

  • Avantage : On dispose d’un espace totalement personnel et on peut s’allonger quand on le souhaite.
  • Inconvénient : Pas assez d’espace pour se redresser donc si l’on veut s’asseoir on doit squatter la couchette de son voisin d’en bas. Idem pour manger. Et puis il faut grimper là-haut et redescendre ce qui nécessite un peu de souplesse.

De manière générale, les couchettes du bas sont les plus prisées. Personnellement j’ai à chaque fois choisi de dormir dans la couchette du haut qui me convient bien car j’aime bien être allongée quand je lis et j’ai passé beaucoup de temps à lire dans le train. Je peux rester longtemps en position couchée donc ça m’allait très bien, je ne devais pas trop squatter en bas. De plus comme les trains étaient souvent à moitié vide, si je voulais manger pendant que ma voisine d’en dessous dormait par exemple, je pouvais très facilement trouver une banquette et une table de disponible juste à côté.

Important !

Que vous choisissiez de dormir en haut ou en bas, évitez de prendre une couchette le long du couloir. On y est beaucoup moins tranquille et en plus on a moins d’espace que sur les couchettes perpendiculaires au train. Evitez aussi de vous retrouver au bout d’un wagon où il y a beaucoup de passage. Mieux vaut être vers le centre du wagon.

Concrètement : Je conseillerais de prendre une couchette qui a un numéro entre 9 et 24, les numéros pairs étant les couchettes du haut et les numéros impairs les couchettes du bas. Tous les numéros à partir de 37 sont des couchettes dans le couloir.

Acheter ses billets

En basse saison, il est tout à fait possible d’acheter ses tickets de train à la gare la veille voire le jour même. Il y a toujours un peu de file et ça n’avance pas très vite, mais rien d’insurmontable (environ ½ heure d’attente). Au-dessus des guichets sont indiquées les heures de pause du guichet. Ça vaut la peine d’y jeter un petit coup d’œil pour ne pas rallonger l’attente pour rien.

S’il n’y a aucun problème pour acheter ses billets soi-même, il faut quand même savoir que les personnes au guichet ne parlent presque jamais anglais. Il est donc indispensable de savoir dire quelques mots de russe. Il suffit d’avoir un petit lexique pour préparer quelques mots ou phrases et ça fonctionne très bien.

Voici un peu de vocabulaire utile qui m’a permis d’acheter mes tickets de train. Ce n’est sûrement pas du russe parfait mais ça m’a permis de me faire comprendre :

  • Zdrastvouitié -> bonjour
  • Vy gavaritié anglouski ? -> Parlez-vous anglais ? (on ne sait jamais…)
  • Adin biljèt -> un ticket
  • Dva biljèt -> deux tickets
  • Platskart -> troisième classe
  • Koupe -> deuxième classe
  • Spalnaié miésta -> couchette
  • Navirhou -> en haut
  • Vnizou -> en bas
  • Pasriédi vagone -> au milieu du wagon
  • Zaftra -> demain
  • Outra -> matin
  • Notch -> nuit
  • Poiést -> train
  • Skolk éta stoit ? -> combien ça coûte ?
  • Katoram tchisou ? -> à quelle heure
  • Haracho -> d’accord
  • Spasiba -> merci
  • Da Svidania -> au revoir

Pour vous faciliter la tâche vous pouvez aussi demander de l’aide à quelqu’un par exemple pour vous écrire ce que vous avez besoin sur un papier et ensuite le montrer au guichet. Dans les auberges de jeunesse par exemple, vous trouverez toujours une personne qui pourra faire ça avec vous.

Il est intéressant aussi de regarder les horaires et les prix à sur internet avant de se rendre à la gare pour savoir exactement ce qu’on veut. Surtout que certains trains sont plus chers d’autres. Pensez aussi à choisir si possible un train qui arrive à votre destination pendant la journée. C’est beaucoup plus compliqué d’arriver dans une ville qu’on ne connait pas en pleine nuit. Certaines personnes réservent directement leurs billets sur internet. Personnellement j’ai essayé une ou deux fois mais ça n’a jamais marché.

Ah, et puis tant qu’on y est, n’oubliez pas d’apprendre l’alphabet cyrillique. Ce n’est vraiment pas compliqué et ça vous sera très utile en Russie en général.

Important !

Les heures indiquées sur les tickets et dans les gares sont toujours à l’heure de Moscou. A ne pas oublier au moment de choisir ses tickets ou d’aller prendre son train !

Combien ça coûte ?

Les prix des tickets varient en fonction de la période de l’année, du train que l’on prend (certains trains sont plus chers que d’autres) et bien sûr de la classe que l’on choisit.

A titre informatif voici les détails de ce que j’ai payé pour mon trajet entre Moscou et Vladivostok :

  • Moscou – Irkoutsk, le 20/09/14, platskart, train n°070 : 5888,8 roubles (+-118 euros)
  • Irkoutsk – Oulan-Oude, le 29/09/14, platskart, train n°070 : 1077,3 roubles (+-22 euros)
  • Oulan-Oude – Vladivostok, le 02/10/14, platskart, train n°208 : 4076,7 roubles (+-80 euros)

Soit un total de 11 042,8 roubles pour le trajet entre Moscou et Vladivostok ce qui fait à peu près 220 euros.

J’ai également fait le trajet entre Saint-Pétersbourg et Moscou en train de nuit le 19/09/14 en platskart et cela m’avait coûté 1252,3 roubles soit 25 euros.

Se nourrir dans le train

Il est tout à fait possible de se ravitailler dans le train et sur les quais, mais cela vous coûtera plus cher que de faire vos courses à l’avance au supermarché.

Pensez à apporter une tasse ou un gobelet et des couverts. Éventuellement du papier journal qui pourra vous servir de « nappe jetable ».

Dans le train vous aurez toujours à disposition de l’eau chaude dans un samovar. Il y en a un par wagon. C’est donc idéal pour se faire du thé, des soupes lyophilisées, des nouilles instantanées, des purées, etc.

Pour le reste, tout dépend de ce que vous avez envie de manger. Biscuits, fruits, pain, tomates, concombres, etc.

Chaque train dispose également d’un wagon restaurant où il vous sera possible de vous sustenter.

N’oubliez pas de prendre de l’eau. Il y a moyen de remplir sa bouteille dans le train grâce à un petit robinet d’eau potable près du samovar mais elle a un goût de plastique. On peut racheter des bouteilles d’eau sur les quais.

Hygiène

Il n’y a pas de douche dans le train, en tout cas pas en troisième ni en deuxième classe. Il y a une toilette à l’extrémité de chaque wagon avec un évier et un savon. Avec vos draps, vous recevrez une petite serviette qui vous permettra de faire votre toilette à l’évier. Prenez avec vous des lingettes. Très utiles pour se laver mais aussi pour nettoyer la table après le repas.

Sinon de manière générale les wagons sont propres. Les provodnistas nettoient plusieurs fois par jour le sol et les gens sont pour la plupart très respectueux.

Sécurité personnelle

A moins d’aller vous jeter sous un train vous ne risquez absolument rien pendant le voyage.

Sécurité matérielle

Pas de danger particulier de ce côté-là non plus. Personnellement je n’ai pas eu d’inquiétude particulière pour mes affaires, bien au contraire.

Mon gros sac à dos était rangé dans le compartiment sous la couchette du bas et je gardais près de moi un petit sac à dos avec mes objets plus fragiles ou précieux (ordi, appareil photo, etc.). J’avais aussi une pochette avec mon passeport, ma carte de crédit et mon argent, que je gardais autour du cou la journée et dans la taie de mon oreiller pendant la nuit.

Les seuls moments qui peuvent être un peu plus risqués, c’est lors des arrêts, mais les provodnistas surveillent l’entrée du wagon et, de manière générale, il y a presque toujours un voisin de wagon dans le coin qui remarquerait si quelqu’un venait toucher à vos affaires.

Le train devient un peu une seconde maison pendant quelques jours et on s’y sent en confiance. Avec un minimum d’organisation et de bon sens je pense qu’il y a très peu de risque de se faire voler ses affaires dans le train.

Communication

La plupart des gens dans le train parlent russe et uniquement russe. Le petit lexique utilisé pour acheter vos billets de train à la gare vous sera également utile pour discuter dans le train. Les cartes de votre guide de voyage ou des photos de votre famille par exemple peuvent également servir de support à la communication.

A prendre avec soi

  • Couteau, fourchette et cuillère
  • Tasse ou gobelet
  • Lexique franco-russe
  • Lingettes nettoyantes
  • Livre(s)
  • Lampe de poche (si vous voulez pouvoir lire le soir)
  • Lecteur mp3
  • Sandales (des tongs par exemple) -> beaucoup plus pratique que des chaussures à lacets car vous devrez souvent les mettre et les enlever.

Conclusion

Finalement, les trains qui circulent sur la ligne du transsibérien, sont des trains comme les autres. On achète son ticket à la gare, on monte dans le train et on descend quand on est arrivé. La principale différence, c’est qu’on y reste plus longtemps…

Pour en savoir plus sur mon voyage en transsibérien vous pouvez consulter mes carnets de voyage:

Transsibérien (Moscou-Irkoutsk)

Lac Baïkal : Irkoutsk et l’ile d’Olkhon

Transsibérien (Irkoutsk-Oulan-Oude-Vladivostok)


About the Author

Voyageuse depuis de nombreuses années, Charlotte parcourt le monde et partage ses carnets de voyage, ses conseils et ses réflexions sur son blog. Rejoignez-moi sur mon profil Google+



2 Responses to Transsibérien – Informations pratiques et conseils

  1. Mirta says:

    Les lingettes c’est vraiment pratique! Et je sais que Charlotte est une adepte de la lingette coquette.
    Quel merveilleux conseil! Merci.

  2. Yohan says:

    Slt,

    Merci beaucoup pour cet article qui va bien m’aider.

    Yohan
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