Carnets de voyage philippines

Published on mai 26th, 2015 | par Charlotte

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Philippines: Manille et nord de Luzon

30 janvier – 10 février 2015

Mon arrivée aux Philippines, c’est un vrai changement d’ambiance. Pour la première fois de mon voyage j’ai pris l’avion et, même s’il n’y a que deux bonnes heures de vol entre Taipei et Manille, je me retrouve parachutée dans la chaleur et le bruit. J’aurais aimé éviter de prendre l’avion pour venir mais je n’ai pas trop eu le choix. Il n’existe aucune connexion maritime entre Taiwan et les Philippines.

Ce sont Mario et Céline qui, lors de mon séjour à Pékin, m’ont donné envie de changer une nouvelle fois mes plans pour venir découvrir ce pays de manière imprévue. Ils m’ont parlé d’une fondation dans laquelle ils ont fait du volontariat et me voici, quelques semaines plus tard, aux Philippines. J’ai prévu de voyager deux bonnes semaines avant de rejoindre la ville de Bacolod où je resterai pendant un mois comme volontaire pour travailler avec des enfants.

Pour la première fois de ce voyage aussi, je me retrouve dans un vrai pays « du sud », un pays plus pauvre aussi. Manille, la capitale, beaucoup de voyageurs la fuient le plus vite possible. Et c’est vrai qu’elle n’est pas l’endroit le plus reposant pour atterrir. Je parviens à négocier un taxi pour rejoindre l’auberge de jeunesse où j’ai réservé. Le trajet est long à travers la capitale immense et embouteillée et, par la vitre, j’observe des petites tranches de la vie philippine.

Je passerai quelques jours à Manille, sans visiter grand-chose, mais plutôt à m’imprégner de l’ambiance, profiter de la belle terrasse sur le toit de l’auberge et apprendre quelques mots de la langue locale, le Tagalog (bien que ce ne soit pas vraiment nécessaire, ici tout le monde parle au moins un peu anglais, souvenir d’une longue présence américaine).

Je participe à une visite guidée un peu particulière, « True Manila » organisée par Edwin, un habitant de la ville qui essaie à sa façon d’aider ses concitoyens. Il s’agit de partir avec lui à la découverte de la « vraie » Manille, celle des quartiers pauvres et des gens qui y vivent. J’étais assez sceptique sur le concept, j’avais un peu peur de me retrouver dans un truc voyeuriste ou « zoo humain », mais c’était finalement pas mal, même si certains détails m’ont dérangée. Et grâce aux dons faits par les participants à la visite, Edwin finance la construction de logements pour les enfants des rues.

true manila

A Manille je prends aussi mes premiers « Jeepney », moyen de transport populaire typique des Philippines. Ce sont à la base d’anciennes jeeps de l’armée américaine reconverties en transport en commun local. Ces véhicules transformés sont peints de couleurs vives et décorés avec beaucoup de soin et d’imagination, ce qui leur donne des looks particulièrement funky et originaux.

philippines jeepney

Après quelques jours dans la capitale, je prends un bus pour San Juan, un peu plus au nord, où je m’initie au surf pendant deux jours. Je profite de la plage, je bois des jus frais et surtout, pour la première fois de ce voyage également, j’ai le plaisir de nager dans la mer ! Une vraie petite pause détente qui fait du bien après l’agitation de la capitale.

philippines plage

Je prends ensuite le bus pour me diriger vers l’intérieur des terres, région montagneuse, de forêts, de rizières et de grottes, et abritant diverses tribus. Dans le bus pour Sagada, je rencontre Shaia et Yair, un couple d’Israéliens très sympa. Ils viennent de se marier et sont en voyage de noces pour quelques semaines.

Pendant de longues heures, le bus grimpe patiemment la route qui tournicote dans la cordillère et finit par atteindre la petite ville de montagne dans la soirée. L’air y est frais et calme. Nous trouvons un petit hôtel où nous installer, et nous allons manger un morceau.

philippines sagada

Le lendemain nous partons à trois visiter les fameuses grottes de Sagada. Sur le chemin pour s’y rendre, notre guide nous parle des traditions locales, et notamment de la plus célèbre d’entre elles : les cercueils suspendus (qui ne sont pas vraiment suspendus mais plutôt « déposés » ou accrochés aux parois rocheuses). D’autres sont installés à l’entrée de la grotte. Certains cercueils étant fort anciens et abimés, on aperçoit quelques os et crânes.

sagada philippinessagada grottes

 

Nous entrons ensuite dans la première grotte. Nous allons y passer quelques heures pour ressortir de l’autre côté, par une autre grotte. Notre guide est muni d’une lampe à pétrole grâce à laquelle il éclaire notre chemin. Si la lampe s’éteint, nous nous retrouvons dans le noir complet. J’ai quand même mis ma lampe frontale dans mon sac à dos, on ne sait jamais…

Nous marchons pendant trois bonnes heures à travers des tunnels et des salles impressionnantes. Il faut parfois se faufiler, ramper ou escalader. Je m’amuse beaucoup ! A d’autres moments il faut enlever ses chaussures et marcher dans l’eau glacée. Ça m’amuse un peu moins mais les efforts en valent la peine. C’est juste magnifique ! Les grottes sont impressionnantes et on peut y observer des formations rocheuses très différentes les unes des autres. A la sortie, de retour sous la clarté du jour, nous sommes tous les trois ravis de cette belle excursion.

philippines cavecave philippines

sagada cavecave sagada

Le lendemain, nous reprenons la route en direction de Banaue. Vers midi, nous nous arrêtons à Bontoc où nous nous arrêtons pour visiter le musée. Ce petit musée est très intéressant pour en apprendre plus sur les populations de la région.

philippines musee

Après cette petite escale culturelle, nous embarquons dans un autre jeepney pour rejoindre Banaue. Sur place je me cherche un petit hôtel tandis que Shaia et Yair s’occupent de réserver leur bus de nuit pour retourner vers Manille. Le temps est couvert malheureusement et Shaia et Yair qui doivent déjà repartir vers le sud n’auront pas l’occasion d’admirer les belles rizières de Banaue.

Nous louons quand même un tricycle pour l’après-midi qui nous emmène découvrir une sorte de petit musée en plein air où nous pouvons admirer d’étranges statues, notamment les « bulul », les fameux gardiens du riz qui protègent les récoltes.

banaue statuephilippines statue

 

Le lendemain je rejoins un « tour », solution la plus pratique pour aller admirer les célèbres rizières en terrasse. Avec un petit groupe nous rejoignons Batad en jeepney puis à pied. L’endroit est très touristique mais les rizières sont magnifiques. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont inscrites au patrimoine de l’Unesco et qu’on les appelle parfois « la huitième merveille du monde »…

philippines banaue

Pour mon dernier jour à Banaue je profite de la vie paisible des montagnes. Je vais me promener dans les rizières environnantes à pied, je me perds un peu mais heureusement il y a toujours l’un ou l’autre habitant du coin pour me remettre sur le bon chemin. Je traverse des petits villages, je croise des villageois qui rentrent chez eux et d’autres qui rôtissent un cochon.

philippines rizières

Il est temps de partir à la découverte d’une autre région. Je prends un bus de nuit pour rejoindre Manille avant de continuer ma route plus au sud.

Au programme des semaines à venir: un mois de volontariat auprès d’enfants défavorisés et la découverte de quelques iles et animaux sous-marins


About the Author

Voyageuse depuis de nombreuses années, Charlotte parcourt le monde et partage ses carnets de voyage, ses conseils et ses réflexions sur son blog. Rejoignez-moi sur mon profil Google+



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