Carnets de voyage jeju jeju

Published on décembre 16th, 2014 | par Charlotte

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Corée du sud – Trois semaines de wwoofing sur l’ile de Jeju

21 octobre – 9 novembre 2014

[Retrouvez toutes les photos qui accompagnent cet article ici:

Ile de Jeju – Photos wwoofing (partie 1)

Ile de Jeju – Photos wwoofing (partie 2) ]

Arrivée à Jeju

jeju ferryLe mardi 21 octobre, vers 7h30 du matin, je descends du ferry sur lequel j’ai passé la nuit et je mets les pieds sur l’ile de Jeju sur laquelle je vais passer plus de 3 semaines.

L’ile de Jeju ou Jeju-do pour les Coréens, est une ile volcanique qui s’est formée suite à l’éruption du volcan Hallasan. Aujourd’hui, Hallasan s’est éteint et est devenu le plus haut sommet de Corée du sud. L’ile accueille beaucoup de touristes coréens, chinois et japonais. Les Coréens de la capitale aiment se rendre sur Jeju pour fuir la frénésie de Séoul. Jeju bénéficie d’un climat subtropical ce qui permet d’y cultiver de nombreux fruits, notamment des mandarines. C’est d’ailleurs l’une des activités principales de la ferme de Sung-Boon et sa famille, dans laquelle j’ai prévu de faire du wwoofing.

Je me rends à la gare des bus pour partir en direction de Pyoseon dans le sud-est de l’ile. Je n’ai pas beaucoup dormi sur le bateau alors je termine ma nuit dans le bus. Je me réveille à l’arrivée, au terminus qui se trouve sur un parking devant l’entrée d’un village folklorique, un site touristique qui présente des reconstitutions des habitats et techniques traditionnels de Jeju à travers les âges. Je vais trouver la dame de l’accueil qui accepte gentiment de me laisser appeler Sung-Boon pour l’avertir de mon arrivée. Quelques minutes plus tard, elle arrive dans son petit camion accompagnée de Preston, un américain barbu qui est là depuis le début du mois de septembre et qui sera mon co-wwoofeur.

jeju voitureNous discutons dans la voiture et à première vue, le courant passe bien. Sung-Boon parle très bien anglais car elle a vécu deux ou trois ans aux Etats-Unis pendant ses études. Elle habite maintenant sur l’ile, dans cette petite maison simple mais confortable et chaleureuse. Lorsque nous arrivons à la maison, Sung-Boon me montre ma chambre, une petite pièce avec un assez grand lit, qui sert également de bureau. Les murs sont recouverts d’étagères remplies de livres.

Après avoir posé mes affaires, et mangé une mandarine (la première d’une longue série…), nous nous mettons au travail avec Preston. Le temps n’est pas au top aujourd’hui. Il fait gris et il pleut un peu. Du coup on s’assied sous le patio de la terrasse et on s’occupe de récolter les baies sur des branches coupées quelques jours auparavant par Preston.

Premier jour

La ferme n’en est pas exactement une à proprement parler. La maison est entourée de deux petits vergers de mandariniers, deux serres qui abritent des piments, des courgettes, des tomates, et d’autres légumes, et un petit champ dans lequel pousse pour l’instant du soja. La famille ne tire pas l’entièreté de ses revenus du travail de la ferme. C’est plutôt une activité que Sung-Boon développe à côté, notamment avec l’aide ponctuelle de wwoofeurs.

jeju serrejeju terrasse

 

Tout en travaillant, nous discutons. Je raconte mon voyage dans les grandes lignes à Preston et lui me parle des quelques semaines qu’il a déjà passé ici et de ses projets pour les mois à venir. Il a postulé et a été engagé pour être prof d’anglais dans le système scolaire public coréen et commencera à travailler au mois de février. En attendant il fait du wwoofing à Jeju, a prévu de passer un mois en Thaïlande et d’aller skier au Japon.

L’après-midi, avec Sung-Boon et Preston, nous allons faire du sport pendant une heure. Preston est très sportif (il se lève tous les matins à l’aube pour aller courir !), et Sung-Boon désire se remettre un peu en forme. Du coup, Preston lui a proposé d’être son coach et, la veille, ils ont commencé à faire des séances de sport ensemble et aujourd’hui je me joins à eux. Nous partons en trottinant sur les petites routes de campagne derrière la maison. Preston nous fait faire des exercices. Des sauts, des étirements, des sprints, etc. Sung-Boon et moi sommes à bout de souffle mais on s’amuse bien.

Le soir je fais la connaissance du reste de la famille. Les deux enfants tout d’abord qui reviennent de l’école avec leurs petits cartables sur le dos. San a 6 ans et Su 3 ans. En début de soirée, c’est le retour du papa, qui ne parle pas anglais mais qui est toujours très calme et très gentil. Il travaille dans l’administration à Jeju-si, la capitale de l’ile. Il s’y rend en bus et part donc tôt le matin et revient en général après le repas vers 20h.

Visites et crustacés

Ce soir il y a aussi un invité surprise. Le beau-frère de Sung-Boon débarque à l’improviste. Il est venu de Séoul pour rendre visite à sa belle-famille. Du coup le lendemain, nous partons en balade Sung-Boon, le beau-frère, Preston et moi. Nous visitons plusieurs petits sites plus ou moins touristiques de l’ile, notamment de jolies cascades. Nous allons aussi nous promener le long de falaises qui longent la côte.

jeju falaises

Pour le repas de midi, le beau-frère nous invite à manger l’une des spécialités de l’ile, dont les Coréens sont très friands. Des fruits de mer crus, tout juste sortis de l’eau. Nous nous installons donc dans une sorte de petit restaurant de fortune installé sous une tonnelle pour déguster ces mets de choix accompagnés de « makgeolli », un vin de riz doux à la consistance laiteuse.

Je n’ai jamais mangé de fruits de mer crus auparavant et je dois dire que cela ne faisait pas vraiment partie de ma liste de choses à faire. Ceux qui me connaissent savent que j’ai un peu du mal avec tout ce qui sort de la mer et qui est un peu gluant ou caoutchouteux, même quand c’est cuit. Du coup quand c’est cru là, devant moi, encore à moitié vivant…

Je me suis dit que je n’allais pas me poser de questions, que j’allais juste manger ce qui était sur la table. Et c’est ce que j’ai fait. J’ai mangé tranquillement, les coquillages, les poulpes, les moules, et d’autres mollusques divers non identifiés. Je ne peux pas dire que j’ai trouvé ça délicieux, mais ça va, il y en a que j’ai trouvé plus intéressants que d’autres. En tout cas j’étais assez fière de moi !

Le lendemain le soleil est totalement revenu et on se remet au travail. On arrache des mauvaises herbes, on coupe des branches, on plante des bulbes, on cueille des piments. Plutôt que de travailler quelques heures par jours, Sung-Boon propose aux wwoofeurs de travailler un jour sur deux toute la journée et d’être libre un jour sur deux. Cette organisation me semble idéale car elle nous permet d’avoir assez de temps sur une journée pour véritablement planifier notre temps libre.

Rencontre en bord de mer

Le vendredi c’est donc un jour « off » et je décide d’aller me promener et d’explorer les environs. La maison de Sung-Boon se trouve à quelques minutes à pied de la côte. Alors que je profite du grand air, je remarque un peu plus loin une dame d’un certain âge en combinaison de plongée qui sort d’un petit bâtiment et qui marche sur la route devant moi. Elle transporte un filet et une bouée et je comprends que c’est une « Haenyo », une pêcheuse traditionnelle. Ces femmes plongent en apnée et avec un équipement très limité, pour récolter des fruits de mer.

Je la suis un moment et quand elle bifurque vers les rochers je vais la saluer. Elle ne parle pas anglais mais j’arrive à lui demander si je peux la regarder se préparer. Elle accepte et me montre son matériel, son filet accroché à une bouée, son couteau, ses gants. Elle me fait même essayer son masque, un masque rond à l’ancienne. Elle entre ensuite dans l’eau et s’éloigne petit à petit en me faisant de temps en temps un petit signe de la main.

Je continue ma route et je remarque d’autres Haenyo occupée à travailler non loin de la côte. Je coupe par les rochers pour en rejoindre un gros sur lequel je grimpe. De ce point de vue je peux observer les Haenyo travailler. Elles plongent et déposent ensuite leurs trouvailles dans leurs filets. Chacune d’elles a un filet accroché à une bouée, les deux objets étant attachés par une sorte de cordon à la plongeuse. Je reste là un moment à les observer et à profiter du paysage, de l’air frais et du soleil.

Week-end à Jeju

jeju paysage

Mon premier week-end se passera en famille, entre travail et détente. Le samedi nous partons tous nous promener, tout d’abord au pied du mont Hallasan et ensuite sur des oreums qui sont des petites collines volcaniques. Sung-Boon me demande si je serais d’accord de préparer une spécialité belge le lendemain. Je lui explique que je ne suis vraiment pas douée en cuisine et que je ne cuisine jamais mais que je veux bien essayer. Je propose de faire des chicons gratin qui est le truc le plus simple auquel j’ai pensé et un gâteau au chocolat. Le dimanche, Sung-Boon va donc faire quelques courses pendant que Preston et moi coupons du soja dans le champ.

Et puis, c’est la catastrophe ! Preston s’entaille le doigt avec la petite serpe que nous utilisons pour couper les plants de soja. Il pisse le sang et la coupure a l’air très profonde. Sung-Boon est en ville avec les enfants et son mari au travail, il n’y a personne à la maison. J’aide Preston à fermer l’entaille avec des steri strips quand Sung-Boon revient. Elle emmène alors Preston aux urgences et je retourne couper les plants de soja.

Quand Sung-Boon revient je suis en train de préparer mes gâteaux au chocolat. Elle m’a demandé d’en faire deux parce que c’est l’anniversaire de Su et qu’elle aimerait qu’il puisse emmener un gâteau à l’école le lendemain. Sung-Boon m’annonce que Preston a un nerf coupé, qu’elle a dû aller le conduire à l’hôpital de Jeju-si, qu’il doit se faire opérer et qu’il reviendra en taxi. Entre-temps elle commence la préparation d’un gâteau traditionnel coréen. Les enfants profitent que Sung-Boon soit au téléphone pour jouer avec la farine et en étaler partout au sol. Ensuite, San se met à vomir. Il est allergique à l’œuf cru et il vient de lécher le fond des plats que j’ai utilisé pour la préparation de mes gâteaux. Bref, c’est le bordel.

jeju trainPreston finit par rentrer et les gâteaux par être cuits. Preston a un beau bandage à la main et mes gâteaux n’ont vraiment pas fière allure… Ils sont tout raplapla. Pour rattraper un peu le coup, Sung-Boon et moi les découpons pour les transformer. Nous fabriquons un train et un lapin que nous décorons avec des morceaux de mandarine. Le train ce sera pour apporter à l’école.

 

Anniversaire sans chicons

Le lendemain, c’est l’anniversaire de Kim-Su et c’est à moi que revient l’honneur de préparer le repas à cette occasion. Les parents sont partis passer l’après-midi avec les enfants dans une sorte de parc d’attraction alors que Preston et moi sommes restés à la maison pour continuer à couper du soja. En début de soirée, je me mets donc aux fourneaux pour commencer mes fameux chicons gratin. Par contre il n’y a pas de chicons, Sung-Boon n’en a pas trouvé. A la place, elle m’a laissé des espèces de feuilles qui ressemblent un peu à des épinards. Je ne sais toujours pas ce que c’était. J’enroule les feuilles dans les minuscules tranches de jambon qu’on a trouvé au supermarché et je prépare une sauce béchamel, le nez rivé sur la recette de marmiton.

coree0650Au menu ce soir, nous avons donc : des chicons gratin sans chicons et un lapin en chocolat. On commence par manger le lapin. C’est bizarre de commencer par le dessert. Je n’ai pas compris si c’est une tradition coréenne, ou si c’était juste une drôle d’idée. On chante « Bon anniversaire » en coréen pour Kim-Su, et il souffle ses bougies. Il a trois ans aujourd’hui mais il y a quatre bougies sur le gâteau parce que les Coréens comptent l’âge différemment, et la période où l’on vit dans le ventre de la mère est prise en compte. Su reçoit un grand livre en tissus à l’effigie d’un dessin animé.

Les noms et prénoms fonctionnent également différemment. On commence par le nom de famille et ensuite le prénom qui est en général composé de deux syllabes (comme Sung-Boon) mais parfois que d’une seule (comme les enfants, San et Su). Quand les parents appellent leurs enfants ils disent parfois juste San ou Su et parfois ils ajoutent le « Kim » de leur nom de famille devant ce qui donne Kim-San et Kim-Su. En général, c’est ce qu’ils font quand ils se fâchent, ça fait plus sérieux.

Sport et travail, le secret d’une bonne forme !

La vie quotidienne continue sur l’ile de Jeju. Je passe mes journées avec Preston et Sung-Boon. Tous les jours, en milieu d’après-midi, nous faisons du sport. Souvent nous allons courir le long de la côte. On s’arrête ensuite dans l’herbe, sur une esplanade face à la mer pour faire des exercices avant de repartir vers la maison en courant. D’autres fois on va à l’école de San, à l’heure de la sortie des classes, et on joue au football avec les enfants sur le terrain de l’école. Jour après jour, je sens que je suis de plus en plus en forme. En plus du sport qu’on fait ensemble, je vais de temps en temps courir de mon côté. A la fin de mon séjour chez Sung-Boon, j’arriverai même à courir une heure entière, ce que je ne me souviens pas avoir jamais fait auparavant !jeju foot

Le travail à la ferme est assez varié. Les jours où il fait moins beau, nous en profitons pour faire un grand nettoyage de la maison ou pour arracher les mauvaises herbes dans la serre. Quand on fait des pauses, on mange de délicieuses mandarines, directement cueillies des arbres. Le travail dans les champs est le plus difficile. Une fois tout le soja coupé, nous l’avons étendu sur des grands filets au sol pour le sécher. Il faut ensuite refaire les « rangées » c’est-à-dire creuser des petites tranchées espacées par des monticules qui serviront à planter de l’ail. Comme tout se fait à la main, c’est très dur physiquement. Quand on se relève, on a le dos tout bloqué et on a du mal à se redresser. On doit déplier le dos petit à petit en gémissant de douleur comme des petits vieux. Maintenant on comprend pourquoi les vieilles dames que l’on croise dans le bus ou en ville marchent pliées en deux.

jeju champs

Un peu de détente et de la bonne nourriture

Les jours où je ne travaille pas, je les passe souvent à la maison à lire, passer du temps sur internet ou regarder des films, faire du sport et aller me promener. Je vais aussi faire quelques excursions. Je vais par exemple passer une après-midi sur l’ile d’Udo, la plus grande ile au large de Jeju. Je profite également d’une escapade à Pyoseon, la petite ville la plus proche, pour aller faire un tour au village folklorique.

De temps en temps Sung-Boon nous emmène voir ou faire des choses. On va au marché à Pyoseon, manger au restaurant chinois ou même un jour jusqu’à Jeju-si pour voir un musée et le « five days market », le plus grand marché de l’ile qui a lieu tous les 5 jours (d’où son nom).

Un jour Sung-Boon m’emmène ramasser des escargots de mer. On va près de la mer à marée basse et on marche sur les gros rochers noirs entre les flaques laissées par la mer. Sung-Boon me montre comment trouver et décoller les petits escargots. Elle m’en fait même goûter un comme ça, direct, tout cru, directement pris du rocher. Beurk ! Je ne comprends vraiment pas cette passion pour ces choses visqueuses. Sung-Boon, elle, est ravie, ça lui fera un excellent petit-déjeuner pour le lendemain !

jeju marchejeju escargots

 

Profitons-en pour parler un peu nourriture. Déjà, en Corée on mange assis par terre ce qui me convient très bien. Pas de couteau ni de fourchette mais des baguettes et une cuillère. Les baguettes utilisées en Corée sont longues et en métal, ce qui les rend assez difficiles à manier car elles sont lourdes. Quand j’arrive à Jeju, j’ai encore du mal avec les baguettes que je n’ai pas beaucoup dû utiliser à Busan. Sung-Boon et son mari m’apprennent donc la bonne technique pour les baguettes qui me servira encore de nombreux mois ! En plus des baguettes et de la cuillère chacun dispose d’un ou deux petits bols. Un bol de riz ou pour la soupe par exemple et puis l’autre pour se servir de ce qu’on veut dans tous les petits plats qui sont sur la table. On s’organise un peu comme on veut et en fonction des circonstances. On peut soit se servir et manger dans son bol perso, soit manger directement depuis le plat principal.

jeju nourriture

La nourriture est évidemment très différente de ce qu’on connait en Europe mais vraiment délicieuse, très variée, et en général beaucoup plus saine. La base de l’alimentation c’est le riz et on en mange quasiment à tous les repas, y compris au petit déj’. Et surtout il y a le kimchi ! J’adooooore le kimchi ! Le kimchi c’est du chou fermenté au piment, c’est trop bon, et c’est servi quasiment à tous les repas. Trop bien ! J’aime aussi beaucoup les kimbap, sortes de dürum coréen (bien que les ingrédients n’ont vraiment rien à voir…). C’est du riz avec des légumes, de l’omelette, et parfois de la viande ou des crevettes, le tout enroulé dans une feuille d’algues et coupé ensuite en rondelles qu’on trempe dans une sauce soja. Et puis encore plein d’autres choses, plein de plats dont je n’ai pas retenu les noms mais tous plus délicieux les uns que les autres.

Jeu à Jeju, etc.

Après les repas (ou parfois avant) on joue souvent au « Inouri », un jeu traditionnel coréen qui peut se jouer à deux ou à plusieurs, voir même en équipe. Chaque joueur a 4 pions qu’il doit faire avancer sur un plateau de jeu. Le premier des joueurs à avoir fait faire tout le parcours à l’ensemble de ses pions a gagné. On peut prendre des raccourcis ou avancer plusieurs pions à la fois mais on peut aussi se faire manger par l’adversaire et être obligé de tout recommencer au départ. En guise de «dé », on lance 4 « bâtons » spéciaux en l’air et en fonction de la façon dont ils atterrissent, on avance plus ou moins loin, voire on recule… C’est un jeu aux règles assez simples mais vraiment très amusant dans lequel on peut développer des stratégies et assister à de vrais retournements de situation. Les enfants adorent y jouer et nous réclament souvent des parties d’ Inouri.

jeju san

Un peu comme Anna me racontait à Busan, Sung-Boon se sent parfois un peu « décalée » dans la société coréenne. Elle a vécu à l’étranger (aux Etats-Unis) et s’intéresse à beaucoup de choses. Elle s’est mariée assez tard avec un homme qui a 7 ans de moins qu’elle et elle a eu son premier enfant à 39 ans. Leur deuxième fils, Su, est un enfant qu’ils ont adopté, ce qui est peu commun en Corée. Sung-Boon et son mari ont décidé de quitter Séoul, pour vivre à la campagne mais aussi pour échapper à la « surveillance » et à la pression familiale, notamment de la part des sœurs de Sung-Boon qui s’inquiètent pour elle car elles jugent son mode de vie étrange. Personnellement, leur mode de vie, ne me parait pourtant pas du tout étrange, bien au contraire !

Départ en fanfare

Notre séjour à Jeju, à Preston et à moi, s’est terminé par un événement de taille ! Un concert du groupe coréen « South Carnival », dont les membres sont eux-mêmes originaires de l’ile. Ils jouent un mélange de ska/reggae/samba et influences diverses. C’est très joyeux et très chouette à écouter. La famille est fan et ils écoutent ça en boucle dans la voiture. Les enfants connaissent les paroles par cœur et même Preston et moi finissons par pouvoir les chanter, même si on n’y comprend rien. Ils se produisent en concert dans un petit bar de Jeju-si, le samedi soir de notre dernier week-end. Nous nous y rendons donc avec toute la famille et nous passons une excellente dernière soirée !

Le lendemain Preston prend l’avion pour la Thaïlande, quant à moi, je prends mon sac à dos pour aller marcher quelques jours sur les « Jeju Olle », des chemins de randonnée qui font le tour de l’ile.

La suite au prochain épisode !

Article précédent: Corée du sud – Dix jours dans un restaurant vegan à Busan

jeju insectes


About the Author

Voyageuse depuis de nombreuses années, Charlotte parcourt le monde et partage ses carnets de voyage, ses conseils et ses réflexions sur son blog. Rejoignez-moi sur mon profil Google+



5 Responses to Corée du sud – Trois semaines de wwoofing sur l’ile de Jeju

  1. Doña Antonia says:

    J’adore les animations de la partie « itinéraire ». Très didactique et visuel. Bravo, Charlotte.

  2. Nouy Sylvie says:

    Charlotte c’est géniale…merci et merci ton pour magnifique.. Tu as pris le temps de bien expliquer… Je projette de partir en octobre a jéju
    Peux tu stp me donner le lien pour s’inscrire wwoofing … Merci et je t’ai enregistrée dans mes plus beaux récits ☀️☀️☀️

  3. Veronique says:

    Hey ! Du coup, j’ai enchainé sur la Corée. Ca m’a l’air d’avoir été une super expérience ! Tes hôtes ont l’air d’avoir été aux petits soins et d’avoir vraiment joué le jeu entre le boulot et la découverte de la culture. Cool !
    Veronique Articles récents…Folle nuit d’Halloween à TokyoMy Profile

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